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Le reportage, version light

deweb’s redif

Suite aux deux posts précédents, voyons maintenant comment les équipes de reportage télé sont passées de quatre à une ou deux personnes.

Il y a des raisons technologiques. Déjà avec la Bétacam, la cadreur portait seul ce qui enregistrait sons et images, c’était nouveau.  Avec l’arrivée des petites caméras numériques, Sony PD 150 ou  Z7 par exemple,  cet aspect purement pratique et logistique a pris de l’ampleur. Tout est devenu beaucoup moins lourd, sauf la lumière mais c’est l’élément qui sera souvent sacrifié.

 

Interview pour Culture Pub équipe de 3

Interview pour Culture Pub équipe de 3

Tournage en Betacam à l’Exploradome de Paris en 1993. L’équipe a déjà perdu l’assistant lumière mais l’ingé son est encore là.

 

L’autre grand changement est économique et politique. Avec la multiplications des chaînes de télévision, la fin du monopole public et la naissance des premières grandes chaînes privées comme Canal +, feu la 5 et M6, puis avec l’arrivée des réseaux câblés, du satellite  et de la TNT, des myriades de moyennes et petites chaînes sont nées. Et ont du produire des heures de programme avec de très faibles moyens. Sans pouvoir se permettre d’envoyer 4 personnes sur un reportage, évidemment.

Ainsi se sont créés de nouveaux modèles de production, plus économiques _ou beaucoup plus_  selon les chaînes et les sociétés de production.

Dans le meilleur des cas, aujourd’hui, l’équipe compte trois personnes : le journaliste, le cadreur et l’ingénieur du son. Généralement, le caméraman s’occupe  aussi de la lumière tandis que l’ingé son conduit la voiture. Penaud, le journaliste se propose alors pour porter le pied de caméra… Histoire d’échapper à la corvée ultime : faire rouler  l’enclume (la valise lumière) lorsqu’elle est de sortie .

Bien plus souvent souvent, le cadreur est seul avec le journaliste. Dans cette configuration, plus moyen d’aller percher le son au plus près de l’action comme le sondier le faisait auparavant (les micros ne possèdent en effet pas de fonction zoom comme les optiques de caméra). On se débrouille alors en équipant l’invité d’un micro cravate relié en HF à la caméra  et les niveaux sont réglés automatiquement. Ou alors, on équipe la caméra d’un micro assez directif et on filme au plus près de l’action avec un grand angle.

Sam, avec qui je travaille très souvent en duo.

Sam fait le cadre, le son et la lumière. Bon, là on est à Cannes en juin, ça compense. 

Pour la lumière, soit le cadreur à le temps de l’installer ou alors c’est rien, ou presque. Seul secours : à l’extérieur, un réflecteur en intérieur et la nuit, la minette, un genre de spot installé au dessus de l’objectif et qui donne un éclairage cru et des ombres très moches mais coco, c’est pas grave, c’est du news. Généralement et même dans ces configuration ad minima, il reste encore un journaliste pour poser les questions, préparer une interview, enquêter, trouver les bons témoins… faire son taf quoi !

Je précise car il arrive aussi que le cadreur soit seul et doive s’occuper de tout cela en plus. Et là franchement, ça devient n’importe quoi héroïque. Le type doit être très très polyvalent, très rapide et avoir beaucoup de chance s’il veut être certain de rapporter quelque chose d’utilisable à la maison. Dans ce cas, pensez-vous, les salaires suivent.  Cette énorme polyvalence est donc récompensée comme il se doit. Et bien, non ! Ce sont même souvent des jeunes qui veulent faire leurs preuves et qui sont lamentablement exploités par un système où les chaînes font la loi, baissant année après années les budgets et contraignant les petits producteurs à sous-payer leur personnel. Au nom de la diversité des programmes et de la libre concurrence, cela va de soi.

 

Dans ces premiers trois posts, je n’ai parlé que de reportage. Je reviendrai plus tard sur les évolutions dans les autres étapes de production d’un reportage : le montage, le mixage, l’étalonnage… En effet, ces questions concernent de plus en plus les journalistes à qui on demande de plus en plus de polyvalence, pour les mêmes raisons qui ont conduit les équipes de tournage des conditions normales à peau de chagrin.

Il est vrai qu’avec le tout-numérique et la baisse considérable des outils de post-production, il devient possible de faire du très bon travail tout seul, avec la suite Final Cut Studio par exemple. À condition d’apprendre non seulement l’usage du logiciel, mais aussi les métiers : la prise de son, le montage, le mixage, l’étalonnage… De connaître un minimum de théorie de la vidéo, du son, des techniques de compression numérique etc.

Toutes celles et ceux que la vidéo, la télévision et aujourd’hui la Web TV intéressent devront à l’avenir connaître de plus en plus de choses, qu’ils soient journalistes, auteurs, réalisateurs, cadreurs, monteurs… Les uns devront apprendre au minimum les rudiments des métiers des autres. Ou plus !

 

Concernant ces publicités

U-Matic : les années noires des ingés son

Deweb’s redif

Pour fêter les 5 ans de ce blog, je re-publie ces jours-ci mes premiers billets qui vous auront sans doute échappé. Suite du post précédent : Papy c’était comment avant ?

Pour les ingés son ( pour moi donc), le début des emmerdes arriva sournoisement, petit à petit, à la fin des années 70. Comme souvent, c’est le progrès technologique qui devait tout bouleverser.

Celui-ci ce matérialisa sous un nom  : U-Matic

Craché comme ça, à part un petit côté sous-marin allemand, pourquoi pas ! L’engin était d’ailleurs plein de promesses. Au lieu d’enregistrer les images sur une pellicule de cinéma 16 mm et les sons sur un magnétophone à bande, l’Umatic permettait de poser les deux à la fois sur de grosses cassettes. Finis les éternels problèmes de synchro son-image. Cette invention remontait déjà à quelques années, mais chez FR3, son arrivée fut lente et se fit région par région. Il fallait changer tous les équipements. Les cadreurs et les monteurs durent aller se former au nouveau standard et à ses machines à l’Institut National de l’Audiovisuel  (INA).

Les ingés son, eux, se tournèrent plutôt vers les salles de sport ou les émissions de Véronique et Davina.

Car concrètement, l’U-Matic se présentait sous la forme d’une grosse caisse métallique de 18 kg arrimée à une étroite bandoulière cisaillant l’épaule, d’une caméra et d’un câble pour relier les deux. Et devinez qui allait se coltiner  l’énorme tas de ferraille le magnétoscope pendant des heures entières en courant le plus souvent derrière le cadreur qui ne voulait pour rien au monde rater l’action.  Bibi et ses collègues sondiers. Une épaule démise par le poids du bahut et l’autre fourbue par le bras tenant la perche…

Les plus vieux hurlèrent et produisirent illico des certifs médicaux attestants de dos cassés ou d’arthroses incompatibles avec le port de la grosse Bertha de l’ U-Matic. Les anciens furent donc confinés au studio et ne partirent plus en reportage. Mais les intermittents comme moi n’avaient pas vraiment le choix.

Enfin si, le choix, je finis par le faire. Après un week-end éprouvant aux 24h du Mans moto, passé à courir tout autour du circuit accroché par un câble de 2 mètres de long à un cadreur marathonien et stakhano, j’ai eu ma dose de la nouvelle technologie.

 

le-calvaire-du-sondierFR3 Bastia, début des années 80. Il était super sympa ce cadreur, mais à voir la tronche que je fais, on comprend que ça tire un peu trop sur l’épaule.

 

Surtout que quand t’es ingé son, que t’as fait Louis Lum, te retrouver à porter une armoire normande qui enregistrait un son digne d’un poste à galène, avec  un seul Vu-Mètre ressemblant à un témoin de charge de batterie pour miniK7 portatif, un centimètre de long et une toute petite aiguille qui bougeait à peine… tu craques et tu te vois en rêve dans un studio son avec une console de mixage 64 pistes et d’énormes enceintes Elipson.

Pour ma part, ce fut donc exit FR3 et la télé, au moins jusqu’au prochain saut technologique.

Ce dernier ne tarda pas. Si l’on oublie la légère amélioration de poids et d’image apportée à l’U-Matic sous l’appellation BVU qui ne changea rien à la répartition du travail, la vraie révolution arriva pendant la guerre opposant Britanniques et Argentins sur une île paumée de l’Atlantique sud. En 1982, pour la première fois, un reporter débarqué aux Malouines couvrit une guerre, seul avec une caméra Betacam. La magie, c’est que les fabricants avaient réussi à caser tout ce que contenait la grosse caisse de 18 kg à l’arrière de la caméra.

Modif apportée le 1 mars 2009  : une autre version de l’histoire veut que ce soit lors de l’invasion de la Grenade par les Américains en 1983 qu’un cameraman français, Michel Parbot, ait le premier réalisé un scoop mondial sur une Betacam. Retenons que c’est lors d’un conflit et sur une île,  soit une situation où l’accès de la presse à l’information est par nature très difficile que cette technique a fait ses preuves. 

Dans ces années, je fis une mutation professionnelle, passant par les radios périphériques, puis les radios libres après mai 81, retournant enfin à la fac grâce au Fongecif ( vive la formation continue !) pour devenir journaliste.

C’est donc à ce titre, pour l’émission Culture Pub en 1991, que je découvris la nouvelle équipe type de reportage. Et réalisais que l’ingé son n’avait alors presque plus rien à porter à part sa perche. L’équipe comportait toujours ses 4 membres ( journaliste, cadreur, ingé son et assistant) mais déjà, surtout dans le privé, les pressions se faisaient sentir. Les assistants mataient leurs pompes… et posaient plein de questions, style : et le bouton d’en bas sur la mixette, il sert à quoi ? ou :  et l’objectif là, il ouvre à combien ?

Dans le prochain post, nous verrons comment on est passé de 4, à 3 puis à 2 et parfois même à une équipe de 1 personne à la télé.

Noël : méfiez-vous de l’arnaque Paypal

 Méchant Paypal Noël

En ce jour de Noël, je souhaite vous raconter la mésaventure que j’ai connu il y a un an en voulant offrir à un de mes fils de l’argent pour les fêtes via Paypal. Cela vous évitera je l’espère de perdre 90 euros comme ça m’est arrivé en décembre dernier.

Mon fils n’est pas majeur. Comme tous les gamins de son âge, il passe pas mal de temps sur le net et achète souvent des jeux. Il y a un peu plus d’un an, il s’est ouvert un compte sur Paypal. Normalement, il n’aurait pas du pouvoir le faire car normalement, il faut une carte bancaire pour ouvrir un compte sur Paypal et qu’il n’en a pas. Toujours est-il qu’il a pu ouvrir un compte à son nom, sûrement en cochant à un moment qu’il avait une carte bancaire mais Paypal ne lui a rien demandé de plus, aucun numéro de carte par exemple, et a validé son inscription.

A Noël 2010 donc, il m’a demandé de lui verser 90 euros comme cadeau sur son compte paypal ce que j’ai fait.

Mais lorsqu’il a voulu se servir de cet argent, Paypal lui a fait savoir que c’était impossible puisqu’il n’avait pas de carte bancaire. A partir de là, la situation est devenue proprement ubuesque.

J’ai tout de suite contacté par téléphone le service client de Paypal pour leur raconter le problème. Ayant moi même un compte Paypal, cela aurait du (selon leur hotline) se régler très vite. Ma demande d’annulation a trainé, trainé … Deux mois plus tard, devant l’absence de remboursement, je suis passé par la direction des réclamations de Paypal.

Pour prouver que j’étais bien le père de mon fils ( pourquoi donc devoir prouver cela?? allez savoir)  la direction des réclamations m’a demandé.. je la cite :

Nous  vous  rappelons  que  nous  attendons  les  documents  et  informations   
suivants  :   

-  Livret  de  famille,  attestant  de  l’identité  de  l’enfant  et  du  lien  de   
parenté,  et,  
-  Votre  pièce  d’identité  (carte  nationale,  permis  de  conduire  ou   
passeport).  
-  Une  autorisation  nous  permettant  de  vous  retourner  la  somme  de   
EUR##.##   
EUR  du  compte  de  votre  fils  mineur  sur  votre  carte  bancaire  initialement  
utilisée.

J’ai fait parvenir l’ensemble de ces documents (une liste à faire pâlir de jalousie la plus bureaucratique des institutions soit dit en passant ) à la direction des réclamations Paypal.

Une première fois par fax, mais ça n’allait pas, leur fax imprimant un résultat « trop sombre », c’est bizarre, je tiens à leur disposition l’envoi des même document sur un autre fax, parfaitement lisibles…

Le 19 mai 2011

Notre référence : 240810  
Objet : Votre email du 18/05/11

Cher Monsieur Rémy Deveze,

Nous revenons vers vous suite à votre courriel du 18 mai dernier 
concernant un de vos paiements.

Vous nous signifiez que vous avez déjà envoyé la documentation et 
autorisation demandées, par fax. Nous vous confirmons une nouvelle fois 
que les documents et documents reçus ne correspondent pas à ceux 
demandés par nos services ou ne soient pas valides car trop sombres.

J’ai donc re-envoyé l’ensemble des document par mail, en photographiant le livret de famille et autres pièces, mais là ce n’était pas trop sombre… c’était autre chose… lisez donc

Notre rifirence : 240810
Objet : Vos emails du 19/05/11

Cher Monsieur Rimy Deveze,
Nous vous remercions pour vos courriels du 19 mai dernier.

Nous sommes disolis mais nous ne sommes malheureusement pas en mesure 
d’ouvrir les pihces jointes qui sont attachies aux emails que nous 
recevons.

Notez le français approximatif de la direction des réclamations… Notez aussi que chez Paypal, on ne peut pas ouvrir une pièce attachée dans un mail, (ben voyons) je ne sais pas comment ces gens font pour travailler.. Ou si je sais, c’est de la pure mauvaise fois. J’ai aussi envoyé tous les documents demandés par courrier et je n’ai évidemment reçu aucune réponse.

J’ai fait une croix sur mes 90 euros, mais voilà, ça va mieux en le disant. Alors, ne faites surtout pas comme moi. Si vos enfants vous proposent de leur faire un cadeau via Paypal, préférez d’autres solutions !

Apple laisserait tomber Final Cut : rumeur ? crise ..? Intox !

Deweb’s POV

Depuis plus d’un mois, la rumeur secoue le landernau. Apple aurait licencié 40 personnes travaillant sur la suite Final Cut Studio (Final Cut, Motion, Compressor, SoundTrack Pro, Color…). L’info lancée en février dernier par un ex-employé d’Apple sur Twitter a fait jaser. A l’instar de toute bonne rumeur,  cette info comporte en effet des aspects crédibles.

Fort du succès de produits et services grand-publics comme l’iPhone ou  la vente de musique en ligne, la pomme aurait décidé de délaisser les petites niches professionnelles qui faisaient traditionnellement son succès, comme l’édition vidéo avec la suite Final Cut. Et puis, dixit la rumeur, Steve Jobs serait désormais uniquement obsédé par l’iPad.

Depuis lors,  il se dit ici et là qu’Apple n’actualise que très peu les logiciels de la suite Final Cut. Ou que ce dernier ne supporte pas bien la dernière mouture de l’OSX, témoin des problèmes de clavier ou de raccourcis clavier que nombre d’entre nous ont rencontré avec Snow Leopard.

D’un autre côté, pour passer de Carbon à Cacoa, Apple a du réécrire  des millions de lignes de code dans Final Cut. Or, souvenons-nous : sur Mac, il a fallu des années à Photoshop pour passer des puces Motorola aux puces Intel.

Et puis, Snow Leopard est le premier OS d’Apple prêt pour le 64 bits. Mais qu’en est-il de Final Cut Studio. Certains disent qu’Apple a du embaucher en renfort une quarantaine d’ingénieurs pour préparer Final Cut Studio au calcul 64 bits. Une fois le travail fini, l’équipe aurait été remerciée comme cela se fait dans ces cas là aux Etats-Unis. D’autres parlent d’une réduction de personnel sur le support téléphonique d’Apple qui serait motivée par l’augmentation du nombre de formateurs externes certifiés Final Cut… Dans un cas comme dans l’autre, tant mieux. Il ne s’agirait donc pas d’une réduction des effectifs alloués au développement de la suite logicielle  Final Cut Studio que nous aimons tant.

Pour être franc, il reste plein d’améliorations à apporter à Final Cut et notamment sa capacité à gérer et archiver des projets longs et complexes. Et on aimerait tous que les bugs de la version françaises soient éradiqués au plus vite. Mais de là à penser qu’Apple est en train de lâcher le monde de l’édition video…. Non. La firme de Cupertino a pris une telle avance sur ses concurrents dans l’édition audiovisuelle qu’il serait suicidaire pour son image auprès de ce milieu si prescripteur  qu’elle abandonne son leadership.

Au contraire de cela, certains annoncent une grosse refonte de la suite FCS pour la fin de l’année 2010. FCP is alive and well nous dit Steve Jobs et on ne demande qu’à le croire.

D’ailleurs et en attendant, une mise à jour de la Suite Final Cut Studio vient tout juste d’arriver. Activez la « Mise à jour des logiciels » et téléchargez la « Mise à jour Applications 2010-01″, avec toujours le même conseil ; attendez d’avoir fini votre projet en cours pour activer une mise à jour…

La saga de la Cohn-Bendit Company

 

La marque des grands

Et si les hommes politiques étaient des marques, comme Michelin ou Coca-Cola.

Aujourd’hui :  la saga de la Cohn-Bendit Company

 

 

L’homme est né en 1945 à Montauban, mais la marque, elle, s’est fait connaître en mai 68 sous l’enseigne « Dany le rouge ».

Dotée d’une image jeune, rebelle et en phase avec son temps, la Cohn-Bendit Company va atteindre en quelques semaines une notoriété spontanée de près de 100% grâce à une campagne de promotion gratuite, déclinée pendant plusieurs semaines sur de nombreux supports de l’époque : presse, radio, télé.

Les Autorités ayant en outre eu le bon goût d’expulser le fondateur de la marque vers l’Allemagne, cette dernière va y gagner une enseigne : « Dany le rouge » mais aussi un logo, tiré d’une photo montrant notre homme riant au né d’un CSR en tenue, et surtout un slogan, une base-line qui va traverser les années sans vieillir, « nous sommes tous des juifs allemands ». Ci dessous une variante…

nous_sommes_tous_des_juifs_et_des_allemands

Tirant profit  d’une forte audience auprès d’une cible particulièrement recherchée, les jeunes CSP+, la Cohn-Bendit Company va diversifier ses activités, surfant sur la vague hippie et communautarisme outre-Rhin pour se développer dans l’amour libre, l’éducation alternative ou encore la culture bio.

Egalement bien placée sur le secteur des drogues douces et leur dépénalisation, elle va régulièrement renouveler son audience et ainsi garder un indice GRP particulièrement attractif.

Au fil des ans et au contraire des fruits, la marque  a su mûrir en passant du rouge au vert. Grâce à un sens aigu de la communication, ce repositionnenent s’est fait sans heurt et un nouveau slogan,  « le libéral-libertaire », accompagne désormais l’enseigne rebaptisée « Dany le vert ».

En 2001, la Cohn-Bendit Company est mise en danger lorsqu’une polémique éclate sur un de ses anciens produits, « Le grand Bazar », un livre traitant de l’éveil à la sexualité des jeunes enfants. Mais grâce à excellente une communication de crise orchestrée par le soutien au produit incriminé de ses premiers consommateurs, l’affaire est vite classée. 

Quelques concurrents jaloux tenteront bien de rallumer la mèche à l’occasion des élections européennes de juin 2009 mais comme souvent en marketing, l’arroseur sera le principal arrosé et perdra de nombreuses parts de marché.

Ainsi, avec une stratégie totalement centrée sur le développement durable, la marque peut désormais étendre son business dans l’écomarketing sans risquer d’être taxée de greenwashing.

Ayant récemment réussi une improbable joint-venture autour d’un projet écologique européen avec des partenaires issus de nombreux secteurs d’activités, la Cohn-Bendit Company déclenche le 9 juin dernier une OPA partielle sur l’électorat du PS et du Modem.

Avec une gestion de la relation client s’appuyant sur un tutoiement excessif et un service après-vente souvent inexistant, la marque Cohn-Bendit a cependant réussi cet incroyable pari : être aujourd’hui en tête de gondole du grand supermarché européen. Belle leçon de marketing !

Schweppes, Kidman : embargo crevé pour film mièvre

Ceux qui ont lu mon post précédent comprendront. J’invite les autres à s’y reporter.

Schweppes essaie d’un côté de faire mousser la presse et les journalistes s’intéressant aux média et à la pub en faisant un énorme teasing autour de la sortie de leur nouveau film de pub avec Nicole Kidman, ambiance indienne avec l’équipe de Slumdog Millionaire…

Aparté : le pire en matière de toutou est atteint avec ce post du figaro.fr : Bientôt une pub Schweppes « démentielle » avec Kidman titrait le Figaro dans sa mesure et sa retenue habituelle. Bon, là tu sens que le journaliste ne va pas jouer les Nolleau de la pub et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ferait un bon Public Relation chez Schweppes , ou partout ailleurs, d’ailleurs.

Tiens, ils étaient tellement fier de leur opération, l’annonceur Schweppes et l’agence de pub Fred et Farid, qu’ils ont organisé une projection presse du film de pub sous embargo lundi dernier  à Paris rue de l’Université. Devant 150 journalistes. Tout ça pour nous interdire de voir le film deux jours après. Non SVP, ne nous faites pas le coup de  » ce sont les avocats de Kidman, ils ont flippé… Z’en ont quoi à faire que ça sorte dimanche ou lundi, le film de pub, les avocats de Kidman, ils se sont gavés de thunes sur le dos des buveurs de Schweppes, (ouf, pas moi) ces rapaces.

Pour dire s’ils y tenaient à leur avant-promo sur la pub Kidman chez Schweppes,  ils ont même donné une adresse et un code secret pour visionner le film.  Oui promis, je vous la livre plus bas.

Mais faites gaffe les blogeurs, il est bien marqué  que 

snapz-pro-x0011

Tout ça, je viens de l’apprendre par un pote invité à cette projection et ça me sort par les trous de nez parce que le type en charge des RP chez Schweppes nous a menti : le film était tout à fait visible et téléchargeable. Rappelons que cet embargo se termine dimanche et que nous ne diffusons notre émission que le lundi matin. 

Je vous invite donc à visionner ce film avant la fin de l’embargo.

adresse

http://www.schweppes.fr/lefilm/

code secret  

Unexpected2009

NON. Tout bien considéré et après avoir moi-même vu le film, je déconseille à tout le monde de le voir, il n’en vaut pas la peine. Faire un potin pareil pour un résultat aussi mièvre, ça laisse vraiment le spectateur sur sa soif ce qui n’est pas terrible pour vendre un softdrink . Mais bon, comme le dit Nicole Kidman à la fin du film : What did you expect ? ha ha ha….

Pour les paranos en agence, cette opinion est la mienne, elle n’engage personne d’autre. Point barre. 

Maintenant mister Quinine : attaque que je me marre.

Nicole Kidman et Schweppes me brouillent l’écoute

Deweb énervé

 

    Nicole Kidman est la nouvelle égérie de Schweppes, vous savez, cette boisson tonique  qui vient d’Inde à l’origine et qui contient de la quinine censée nous aider à combattre la malaria.

quinine

    Au début du siècle dernier, c’est sûr que le colon anglais de Dehli ou Calcutta, ça lui parlait la quinine mais aujourd’hui…. Chez Orangina-Schweppes, ils feraient mieux de sortir une boisson gazeuse au extraits de Tamiflu, ça ce serait du marketing !

    Toujours est-il que Schweppes et leur agence de com FFL ( enfin je sais plus comment elle s’appelle vu que FFL c’était pour Fred, Farid et Lambert mais que le Lambert en question s’est fait la malle pour aller draguer Besson_ le cinéaste, pas le profileur-videur_) l’annonceur et son agence donc, ont décidé de remettre le côté Indian Tonic à la mode en faisant un film Bollywoodien avec de nombreux acteurs du film Slumdog Millionaire.

   Jusque là, pas de souci. le film doit sortir dimanche soir, en exclu sur le site de Schweppes et à la télé dans la foulée. Avant, les images sont sous embargo. Un embargo presse, pour ceux qui ne savent pas, c’est une interdiction de dire quoique ce soit avant la date fixée par celui qui a son truc à nous vendre.

    Or et les habitués de ce site commencent à la savoir, je réalise chaque fin de semaine une courte vidéo sur l’actu de la com et des médias, le CBNews Videomail, complément en image du magazine papier CBNews, présenté par le so talentuous rédac-chef de CBNews : Tanguy Leclerc. Comme le CB News VideoMail est envoyé par mail aux abonnés du magazine chaque lundi matin, je me dis (comme un brèle) : embargo jusqu’à dimanche soir, pour nous qui ne sortons que le lundi matin, pas de problème…

embargo

   Sauf. Sauf que la confiance est telle du côté de l’annonceur qu’il refuse ne serait-ce que de nous montrer une seule image du film avant dimanche soir. On a beau lui proposer de signer une reconnaissance de dette éternelle et une donation de 50 000 0000$ à l’ONG préférée de sa maîtresse en cas de rupture d’embargo de notre fait, le type en charge de faire la promo de la boite auprès de la presse refuse tout net. Je sais, on pourrait l’envoyer paître, lui, sa quinine et sa Nicole Kidman… Seulement le film promet. Fred et Farid, enfin débarrassés du CroMagnon de la pub, sont de vrais créatifs et on ne peut donc pas priver notre cher public d’un bon film sous prétexte que l’annonceur fait chier son monde. Ce ne serait pas pro, vraiment !

    Va donc juste falloir boucler en urgence le Videomail dans la nuit de dimanche à lundi pour enfin accéder au film qu’on aurait pu toucher  aujourd’hui. Moi et la personne qui s’occupe de la mise en ligne de l’émission, on trouve ça mesquin. Allez, idiot même. Bon… C’est rien, certes, de bosser un dimanche soir, mais c’est juste tellement con que je pense que je vais les réveiller en pleine nuit, dimanche, les pontes de Orangina-Schweppes France. Allo Lazare ? Lève-toi et marche, le VideoMail est dans la boite. Si si, c’est bon. Comment ça c’est quoi le VidéoM… !

Pub Nicole Kidman pour Chanel 5

   Mesquin que  je suis? Oui. C’est surtout que ça me rappelle une autre histoire, lorsque Chanel avait organisé une projection en avant-première du film de pub pour leur parfum N°5 avec la même Nicole Kidman. Sur pression des avocats de l’actrice et pour avoir l’autorisation d’entrer dans la salle, nous, journalistes, avions du tous signer un engagement écrit de ne rien dire ou écrire sur le film avant la fin de l’embargo sous peine de tortures et de stage longue durée dans un célèbre camp d’internement cubain. Ou presque ! En tout cas, c’était la première fois qu’on me demandait de signer un avis d’embargo. Depuis, il paraît que c’est devenu courant… L’exception française à du Coke dans l’aile. Ou du Schweppes, c’est selon !

    Avec tout  ça, ils ne sont pas près de me faire boire leur truc à la quinine, ces clones de Mérovingiens, ces évidés de la cervelle, ces bulots des open spaces... Me faire louper l’Equipe du dimanche, pffff.

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