Piratage entre éditeurs de plugins fcpx.
deweb’s pov
Un affaire secoue en ce moment le petit milieu du montage video aux USA.
Après de multiples vérifications auprès de mes connaissances Outre-Atlantique, je vous livre cette affaire et ce que j’en pense.
La société MotionVFX édite des effets pour FCPX et Motion dont je vous ai souvent parlé ici. Le dernier en date est mDust qui permet de créer des effets de poussière sur l’image. Il semble que ce plugin a été pompé et commercialisé sous un autre nom, Produst, quelques jours plus tard à un prix très compétitif, et pour cause!
Il semble aussi que ce n’est pas la première fois que les plugins de Motionvfx sont copiés et rhabillés par une jeune société californienne : Pixel Film Studio.
Depuis que l’affaire est sortie, d’autres éditeurs de plugins ont aussi constaté que leur travail avait été piraté par la même société.
Je n’ai jamais fais la promotion d’aucun produit de Pixel Film Studio justement parce qu’aucun de leurs produits ne m’a semblé original, tous existaient déjà sous d’autres formes. Je comprend mieux désormais.
Voilà, ce n’est pas vraiment mon habitude mais là, je ne vous incite pas à acheter mais à boycotter Pixel Film Studio…
PS, c’est un peu comme des lasagnes au cheval au lieu du boeuf cette affaire !
Ci dessous quelques éléments (en anglais) pour en savoir plus sur cette affaire.
http://www.motionvfx.com/mblog/how_to_make_money_on_violating_copyrights,p2217.html
24 générateurs Motion gratuits pour FCPX
deweb’s tip
Je vous expliquais il y a quelques semaines comment publier des modèles créés dans Motion dans FCPX, de façon à les retrouver dans les titres ou générateurs de la bibliothèque FCPX.
Dylan, le créateur du site Stupid Raisin dont nous parlions ici, nous a mâché le travail en publiant pour FCPX des modèles présents dans Motion mais pas dans FCPX, soit 24 générateurs au total. En plus, Dylan a bien fait le boulot en publiant les paramètres qui permettent de personnaliser ces modèles directement dans FCPX. Et encore en plus, Dylan nous propose tout cela gratuitement.
Pour installer les modèles, téléchargez-les sur la page de Stupid Raisins, puis installez la valise "Lower Thirds" dans Utilisateur/Video/Motion Templates/Titres/Tiers inférieurs
Et la valise "Opens" dans Utilisateur/Video/Motion Templates/Titres/Entrées sorties
Tribute to CB News
deweb’s spleen
SyFy, les trackers de YouTube et moi et moi et moi…
Deweb’s énervé
Un jour, un certain Pierre Carles, bossant pour l’émission Culture Pub, demanda à l’actuel maire de Cannes qui présidait alors une agence parisienne de publicité : ça sert à quelque chose, la pub ? Le futur maire de Cannes n’a pas du tout aimé, il a mis sa paluche sur la caméra et il a eu une cette réplique remarquable : " Y a pas plus nulle comme question, et puis on a déjà réglé ça en 68, on arrête".
Bon, comme c’était une grosse provoc, une fausse interview destinée à alimenter une fausse émission de Culture Pub célébrant le 100ème numéro de la vraie émission Culture Pub, Pierre a monté tout ça dans son sujet gag et on a bien ri.
Cette anecdote, c’est pour vous dire que souvent, ils manquent d’humour et de recul sur leur métier, les publicitaires. Ils ont plein d’excuses cela dit, c’est très stressant comme travail. Les clients par exemple, c’est de pire en pire, une vraie plaie. Jamais contents, pinaillent des heures pour savoir où placer une virgule dans une mention obligatoire, les petite trucs écrits tout en bas tout à droite, là où les imprimantes n’impriment pas. Et puis, ils changent tout le temps d’avis les clients. En plus, une fois qu’un client a dit oui, il se trouve toujours une autre client plus haut dans la hiérarchie pour dire "c’est bien, mais c’est juste pas du tout ce que je veux ". C’est le "juste" que t’as juste envie de lui faire manger. Ne jamais présenter un travail à un client le lundi matin. Ni le vendredi. Il y a aussi le client qui est totalement fou de ce que vous faites. " j’ai regardé votre travail, c’est extra, pile ce qu’on cherche pour cette campagne, ne changez rien". Et puis après, ça s’étiole. A la fin, ils vous expliquent votre métier de a à z. Le mec, il va chez Ladurée se faire servir la spécialité maison et dix minutes après, il est en cuisine pour ruiner ta recette du macaron pistache.
J’arrête. C’est "juste" que je viens de comprendre pourquoi le CB News Videomail que j’ai réalisé vendredi dernier a été censuré et que j’ai du aujourd’hui le raccourcir, lui amputer un bout. Vous croyez que c’est fun de couper un bras de son gamin… Pourquoi ? Je rappelle pour ceux qui ne connaissent pas que le videomail de CB News essaie de présenter chaque semaines des images de pubs originales ou intéressantes.
Et dans le sommaire cette semaine, il y avait un film plutôt bien fait par l’agence BETC pour la chaîne SyFy ( quel anglicisme à la con pour le coup. Le pire, c’est qu’il faut bien dire saille-faille, sinon tu passes pour un plouc). Et ce film, c’est une des journalistes du magazine CB News (celle qui s’en va cette semaine, c’est expliqué dans le Vidéomail) qui l’a trouvé sur le net et nous l’a forwardé. Donc on l’a utilisé, Tanguy a fait un beau plateau pour le lancer et moi, comme d’hab, j’ai essayé de joindre l’agence pour avoir une version de meilleure qualité. Surtout pour mes amis de Culture Pub qui ont besoin de films qualité broadcast pour la télé. C’est là que tout s’est compliqué !
A l’agence, on me dit qu’il serait mieux que nous ne passions pas ce film parce qu‘en France, l’annonceur ne souhaite pas communiquer tout de suite. Je déteste. L’annonceur, on lui passe son annonce pour pas un rond alors qu’il va claquer des centaines de milliers d’euros pour acheter de l’espace. Et il est pas jouasse… Pas tout de suite, mais dans une semaine. Mais il est là, sur le net le film, tout de suite, présentement, avec une option "partage". Sur le site de Shots en plus, un des sites les plus référencés en matière de pub ! Oui mais pas pour la France. Je le jure, on m’a dit ça à l’agence.
Bon, j’appelle Tanguy, on passe outre. Tant pis pour la bonne version du film, on prend l’option partage de Shots. Mais voilà. Ils n’ont pas du tout aimé, chez BETC. L’annonceur j’imagine, où alors du zèle… Et comme j’ai mis le vidéomail sur mon blog en avant-première, j’ai eu la surprise de découvrir que la vidéo postée sur YouTube était censurée "dans certains pays" selon leur formule. La faute aux trackers de YouTube, m’expliquent quelques fidèles du blog… Heu, y’a quand même fallu les prévenir les trackers !
Et dès lundi matin, ils ont remis ça lorsque le Videomail a été mis en ligne sur le site de CB News. Menace d’avocats. Mon œil, il était en ligne votre film et c’est vous qui l’aviez mis. Plus sournois, les menaces sur le magazine… Les journalistes de la rubrique création ont clairement eu peur et ont fait pression en interne pour qu’on retire le film Saille Faille de mes deux du Videomail. J’ai obtempéré. Furax mais bon. Paraît que sinon, on est blacklisté des teufs BETC qui sont paraît-il trop bien. Ou de leur braderie, je rêve !
M’en fous, j’y suis jamais allé aux fêtes de BETC. Une fois, j’ai reçu une invitation. C’était un petit miroir avec une grosse ligne blanche en travers. En prenant une loupe, on pouvait lire sur la ligne le lieu et la date de la soirée en question. Une idée sympa. Mais ils l’ont autocensuré leur invitation. Si si ! Un des boss de l’agence a fait une crise d’autorité et ils ont retiré les exemplaires non envoyés de la circulation. Comme je ne suis pas allé à leur soirée, j’ai pas eu à l’utiliser et du coup le l’ai gardée. Et elle est devenue cultissime, cette invit-flyer en miroir poudré.
Voilà, ça va mieux en le disant. Et voila le videomail raccourci. Le pire, c’est que cette semaine, CB News sort un numéro spécial "indépendance". Pour le coup, BETC et SyFy nous ont donné un bel exemple de dépendance ! Pouvait pas tomber mieux.
Au fait, pourquoi ne voulaient-ils pas qu’on le passe gratuitement leur spot de publicité : c‘est pas la version finale, on va peut-être changer un plan ou un mot sur le packshot…. Et pourquoi on l’a vu sur le net alors, chez Shots. Parce qu’il y a des pays où c’est validé. Ubu, où est tu ?




